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Article D1-12 of the French Code of Criminal Procedure

I.-The terms under which, pursuant to 10° of Article 10-2 and article 10-5-1, victims of violence have the right, when their medical examination has been requested by an officer or agent of the judicial police, a magistrate or a court, to be given a copy of the medical examination certificate stating their physical or psychological state of health and describing any injuries they have sustained, are specified by II to VI of this article, subject to the provisions of VII when the victim is a minor.

II.-A copy of the medical certificate must be given to the victim at his or her request. This can be done by any means, including electronically, by sending a digitised version of the certificate to the victim’s e-mail address. It cannot be sent by post if the victim lives at the same address as the person against whom the complaint was made.

III.Victims are informed of this right by the officer or agent of the judicial police when they lodge a complaint pursuant to article 15-1 or when they are interviewed by the investigating services.

IV.-When the requested doctor draws up his certificate immediately after his examination, he will give a copy to the victim if the latter so requests. When the certificate is drawn up at a later date, he may send a copy to the victim if the latter so requests.

The judicial requisition sent to the doctor will reiterate the provisions of the previous paragraph.

V.-If the copy of the certificate has not been given to the victim by the doctor, it may be given to him by an officer or agent of the judicial police, at his request or that of his lawyer. This request may be made when the complaint is lodged, during a hearing or a confrontation or, failing that, in person, after contacting the investigating department. This last option is without prejudice to the possibility for the victim to receive a copy of the certificate by electronic means in accordance with II.

VI.-If the victim has not been given this copy by the doctor or the investigating department, he or she may request it from the public prosecutor, the examining magistrate or the clerk’s office of the trial court, depending on the case. This request may also be made by the victim’s lawyer, particularly if the lawyer is considering applying for a protection order, including in accordance with the procedures set out in article D. 591.

VII.-When the medical examination concerns a minor victim, the doctor is not obliged to give a copy of the certificate to the minor’s legal representatives who request it if he considers that giving it to them could be contrary to the child’s best interests, in particular in the case of suspected domestic violence, or if the minor, having reached a sufficient degree of maturity, refuses to do so; in this case, a copy of the medical certificate may be requested in accordance with V and VI.

Original in French 🇫🇷
Article D1-12

I.-Les modalités selon lesquelles, en application du 10° de l’article 10-2 et de l’article 10-5-1, les personnes victimes de violences ont le droit, lorsque leur examen médical a été requis par un officier ou agent de police judiciaire, un magistrat ou une juridiction, de se voir remettre une copie du certificat d’examen médical constatant leur état de santé physique ou psychologique et décrivant les éventuelles lésions qu’elles ont subies, sont précisées par les II à VI du présent article, sous réserve des dispositions du VII lorsqu’il s’agit d’une victime mineure.


II.-La remise d’une copie du certificat médical à la victime se fait à la demande de celle-ci. Cette remise peut être réalisée par tout moyen, y compris par voie dématérialisée, par l’envoi d’une version numérisée du certificat à l’adresse électronique de la victime. Elle ne peut être effectuée par courrier lorsque la victime réside à la même adresse que la personne à l’encontre de laquelle celle-ci a déposé plainte.


III.-Les victimes sont informées de ce droit par l’officier ou l’agent de police judiciaire lorsqu’elles déposent plainte en application de l’article 15-1 ou lors de leur audition par les services enquêteurs.


IV.-Lorsque le médecin requis rédige son certificat immédiatement à l’issue de son examen, il en remet une copie à la victime si celle-ci le lui demande. Lorsque le certificat est rédigé ultérieurement, il peut en adresser la copie à la victime si celle-ci en a fait la demande.


La réquisition judiciaire adressée au médecin rappelle les dispositions de l’alinéa précédent.


V.-Si la copie du certificat n’a pas été remise à la victime par le médecin, elle peut lui être remise par un officier ou un agent de police judiciaire, à sa demande ou celle de son avocat. Cette demande peut être formulée lors du dépôt de plainte, d’une audition, d’une confrontation ou à défaut en se présentant au service enquêteur, après avoir pris contact à cette fin avec celui-ci. Cette dernière possibilité s’entend sans préjudice de la possibilité pour la victime de recevoir la copie du certificat par voie dématérialisée conformément au II.


VI.-Si cette copie n’a pas été remise à la victime par le médecin ou par le service enquêteur, celle-ci peut la demander, selon les cas, au procureur de la République, au juge d’instruction ou au greffe de la juridiction de jugement. Cette demande peut également être faite par l’avocat de la victime, notamment si ce dernier envisage le dépôt d’une demande d’ordonnance de protection, y compris selon les modalités prévues par l’article D. 591.


VII.-Lorsque l’examen médical concerne une victime mineure, le médecin n’est pas tenu de remettre une copie du certificat aux représentants légaux du mineur qui en font la demande s’il estime que cette remise pourrait être contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant, notamment en cas de suspicion de violences intrafamiliales, ou si le mineur disposant d’un degré de maturité suffisant, le refuse ; dans ce cas, la remise de la copie du certificat médical peut être demandée conformément aux V et VI.

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